Les essais libres de vendredi confirment que les modifications apportées à la moto sont les bonnes. Les chronos réalisés et l’amélioration d’une seconde entre le matin et l’après-midi, laissent présager de très bonnes choses pour les essais qualif. Et en effet, dès le samedi matin Greg signe le temps qui deviendra celui de la pôle position en 1’40'583 et relègue le second à 0,7 seconde. Il espère pouvoir améliorer l’après midi, mais il fait plus chaud et la piste est devenue plus glissante. Il essaie quand même, mais part à la faute et chute sans gravité. Ce n’est que la deuxième de la saison mais il déclare : « Je voulais améliorer le chrono et finalement j’ai chuté. Heureusement je n’ai rien et la moto n’a eu que peu de dégât. Je prends cela comme un avertissement pour les courses de demain. Je peux être titré si je gagne la première le matin, mais j’assurerai un podium même si j’ai très envie de gagner !» En effet, deux podiums dimanche l’auraient également consacré champion.
Dimanche matinil prend un très bon départ et s’installe en tête de la course. Il creuse l’écart tour après tour et signe le meilleur temps en course. Il a 1,4 seconde d’avance sur son poursuivant lorsqu’il boucle son 5ème tour. Puis il assure la seconde partie de course et passe la ligne d’arrivée avec 2,2 secondes d’avance sur le deuxième. Il marque ainsi suffisamment de points au Championnat pour ne plus pouvoir être égalé et devient le Champion de France Supersport 2010.
L’après-midi, le départ de la deuxième course est donné et Greg, même le titre en poche, n’est pas décidé à se ménager. Cependant il pense aussi à l’échéance du Bol d’Or et doit « assurer ». Il part de nouveau en tête, mais Louis Bulle reste derrière lui et le dépasse rapidement. Greg reste derrière et attend. Cela dure plusieurs tours, mais à 3 tours de l’arrivée il reprend le commandement et ne le lâche plus et finit de nouveau sur la plus haute marche du podium.
Greg a donné le sentiment de dominer cette saison de Supersport, mais il avoue avoir toujours continué à travailler par crainte de ses adversaires. Il leur reconnait beaucoup de talent.